En droit

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La violence est toujours quelque chose de négatif, qu'elle soit clairement interdite par la loi ou non. Le droit pénal traite certains actes différemment.

Si tu commets un acte de violence, tu ne risques pas seulement une sanction. Tu blesses aussi les personnes qui te sont proches. Tu perds confiance. Peut-être aussi ta maison, le contact avec tes enfants, ta réputation.

«J'ai perdu le contrôle. Maintenant, je me bats tous les jours avec les conséquences»

«Quand la police est arrivée, la moitié du voisinage s'en est rendu compte. Par la suite, j'ai été la personne qui fait «ce genre de choses»

Comment réagit la police ?

La police intervient lorsqu'elle a connaissance d'un incident, même sans dénonciation. Elle peut te pousser à partir. Cela signifie que c'est à toi de quitter l'appartement, pas à ton ou ta partenaire. Elle peut aussi t'interdire d'entrer dans un certain périmètre ou de t'approcher trop près de la personne à qui tu as fait du mal. Ça peut aussi bien être valable pour plusieurs jours ou semaines. La police peut aussi faire appel à l'APEA (Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte) si des enfants sont concernés.

«Je n'aurais jamais pensé que l'APEA viendrait. Que quelqu'un me dise que je ne peux plus voir mon enfant – c'est ce qui m'a fait flipper»

«J'ai dit à la police que c'était un malentendu. Mais ce n'était pas le cas»

Que dit la loi en cas de violence domestique ?

En Suisse, le droit pénal distingue deux types de délits: les infractions poursuivies d'office et les infractions poursuivies sur plainte.

Les infractions poursuivies d'office sont automatiquement traitées par la police et le ministère public, qu'une plainte ait été déposée ou non. 

Il s'agit par exemple de:

  • Lésions corporelles : lorsqu'une personne est blessée ou subit des dommages pour sa santé, par exemple par un coup de poing, un étranglement, une fracture du bras.
  • Violences répétées : plusieurs attaques physiques sans blessures visibles, par exemple gifle, être poussé-e, être tiré-e par les cheveux, etc.
  • Menaces : si des menaces de violence ou de dommages sont proférées pour exercer une pression, par exemple «Si tu pars, il se passera quelque chose».
  • Coercition : forcer quelqu'un, par exemple par la force ou par une menace, à faire quelque chose qu'il ne veut pas, par exemple déverrouiller son téléphone portable, l'obliger à rester dans l'appartement, l'obliger à donner de l'argent.
  • Tentative ou meurtre effectif : lorsqu'une personne a failli être tuée ou a été tuée, par exemple par étouffement, arme à feu ou attaque au couteau. C'est la forme la plus extrême de violence relationnelle, qui touche principalement les femmes.
  • Coercition sexuelle : contraindre quelqu'un à des actes sexuels par la violence, la menace ou la pression psychologique.
  • Viol : forcer quelqu'un à avoir des rapports sexuels. 
     

«J'ai montré à mon enfant comment provoquer la peur. J'aimerais pouvoir revenir en arrière»

«Je regrette ce que j'ai fait. Je n'aurais jamais pensé que cela aurait de telles conséquences»

Les infractions poursuivies sur plainte font l'objet de poursuites pénales lorsque la personne concernée dépose plainte. 

Il s'agit par exemple de:

  • Violences occasionnelles : agressions physiques, par exemple gifler, pousser, tirer les cheveux.
  • Harcèlement : le fait de suivre, d' importuner ou de menacer une personne de manière répétée et non désirée, par exemple en l'attendant sans cesse, en lui envoyant des messages ou en lui passant des appels non sollicités, ou encore en la suivant dans sa vie quotidienne.
  • Dommages matériels : si quelque chose est délibérément cassé, par exemple rayer la voiture, casser les appareils électriques, endommager les meubles.
  • Violation de domicile : accès non autorisé à l'appartement, à la maison ou au terrain, par exemple dans le cadre d'un harcèlement.
  • Insultes : lorsqu'une personne est insultée publiquement, que ce soit par des mots, des gestes ou des violences.
     

«Je minimisais. Ce n'était pas rien de mal au final. Le tribunal a vu les choses différemment»

«Je n'ai réalisé que tardivement à quel point j'avais été blessant»

Si tu as commis des actes de violence, il est possible que la police ou le tribunal t'envoie suivre un programme pédagogique ou une thérapie. Mais tu peux aussi agir toi-même et te porter volontaire. De cette façon, tu fais preuve de responsabilité, tu exerces une influence positive sur une éventuelle procédure pénale et tu crées les bases pour prévenir de nouvelles violences.

Il est clair que ce que tu as fait ne peut pas être annulé. Mais tu peux t'assurer que tu ne recommenceras pas. Obtenir de l'aide pour cela est un bon premier pas.

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